Voici quelques conseils pour y voir plus clair ! 

1- Je fais la différence entre « chambre d’hôtes » et « meublé de tourisme ».

1.1 Qu’est ce qu’un meublé ?
Le meublé de tourisme est un hébergement individuel de type villa, appartement, studio loué pour de courtes durées (à la journée, semaine ou mois). Pour être qualifié de meublé, le logement doit comporter au minimum : des meubles, une literie, une gazinière ou plaques chauffantes, un réfrigérateur, des ustensiles de cuisine….

Attention !
Si vous envisagez de louer votre résidence principale, vous ne pouvez pas dépasser la durée maximale de 120 jours de location par an, comme le stipule le Code du tourisme. N’oubliez pas également que si vous êtes locataire, vous devez demander l’autorisation de votre propriétaire et vous devez respecter des règles spécifiques.
 
> Que vous soyez locataire ou propriétaire de votre résidence principale, vous devez demander votre inscription au répertoire Sirène de l’Insee : Cerfa n°11921*04
Cette démarche accomplie, un numéro SIRET vous sera attribué par l’Insee.

> Les revenus que vous tirez de la location de locaux meublés, en tant que loueur non professionnel, sont soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Ils doivent être déclarés en tant que bénéfices industriels et commerciaux (BIC). https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F32744
 
1.2 Qu’est ce qu’une chambre d’hôte ?
La location d’une chambre d’hôte (meublée) comprend obligatoirement la fourniture groupée d’une nuitée (incluant la fourniture de linge de maison) et du petit-déjeuner.
L’accueil doit être assuré personnellement par l’habitant, dans sa résidence principale.
D’un point de vue réglementaire, la surface minimale de chaque chambre doit être de 9 m² (hors sanitaires), avec une hauteur sous plafond de 2,20 m.
Chaque chambre doit donner accès (directement ou indirectement) à une salle d’eau et à un WC et être en conformité avec la réglementation sur l’hygiène, la sécurité et la salubrité.
Le ménage des chambres et des sanitaires doit être assuré quotidiennement, sans frais supplémentaires.
Le prix est libre, mais doit tenir compte du confort de la chambre, des prestations offertes et de l’attrait touristique de la région.
L’exploitant est cependant soumis à certaines obligations en matière d’affichage des prix et de facturation.
 
Attention !
La capacité d’accueil est limitée à 5 chambres et à 15 personnes en même temps. Au-delà, l’exploitant doit se conformer à la réglementation qui régit les hôtels et les établissements recevant du public (ERP).
> L’activité de chambre d’hôtes comportant des prestations de services (petit-déjeuner, nettoyage régulier des locaux, fourniture de linge de maison…) relève du régime fiscal de la para-hôtellerie, et non de celui de la location meublée.

1.3 Quels sont les avantages ?

Chambre d’hôte :
+ Plus facile à aménager qu’un gîte.
+ Les chambres se louent à la nuitée.

Gîte :
+ La gestion est plus simple au quotidien. 
+ Les gîtes se louent à la semaine.

Nos conseils :
– Faites un état des lieux de votre propriété et de la place dont vous disposez.
– Budgétisez les travaux d’aménagement à prévoir pour séduire la clientèle, tout en vous gardant d’avoir la folie des grandeurs. Investir dans des chambres d’hôtes est d’abord un bon moyen de rénover et de valoriser votre patrimoine immobilier. C’est un bon moyen de disposer d’un revenu d’appoint tout en valorisant votre patrimoine immobilier !

2-  J’évalue le coût du projet.

2.1 Côté chambres d’hôtes :
Une nuitée pour 2 personnes, petit déjeuner compris, se monte en moyenne à 45 euros. À ce revenu, il faut ôter les charges, environ 30 % (électricité, chauffage, eau…). Comptez 12 000 euros en moyenne d’investissement par chambre. Pour augmenter la note, vous pouvez aussi proposer des repas (mais il vous faudra une licence restaurant).

2.2 Côté gîtes :
Le prix moyen par semaine est de 400 euros en haute saison, 270 euros en hors saison et 160 euros par week-end. 

L’aménagement d’un gîte rural de 6 personnes engendre des frais d’aménagement (hors murs) pouvant se monter à 50 000 euros.

Dans les 2 cas, le taux d’occupation moyen sur l’année est de 16 semaines par an. En règle générale, on loue beaucoup moins les mois d’hiver.

Nos conseils :
– Il est préférable d’en faire une activité complémentaire.

– Pour vous démarquer, proposez des services annexes en cohérence avec le site (randonnées en canoë, promenades à cheval, massages, cueillette de framboises, pommes…).

– Faites une étude de marché et notamment de la concurrence (chambre d’hôtes, hôtels…) 

A savoir : Vous pouvez compter sur un revenu moyen de 8 000 euros par an avec un gite, contre 4 000 euros pour les chambres d’hôtes. Attention cependant à ces chiffres, car les variations peuvent être très importantes.

3-  Je me renseigne sur les aides et subventions
Les aides et subventions varient selon les départements. Contactez le conseil général et le conseil régional. Ils peuvent décider de subventionner des hébergements à partir d’un certain degré de classement et de confort. Les subventions ne couvrent que les travaux de gros œuvre (murs, sols, fenêtres…) et peuvent s’élever à 30 % en moyenne du montant hors taxe des travaux à effectuer. Tout le reste (meubles, déco)… est à vos frais.
(Voir notre article « Aides & subventions des porteurs de projet »)

Attention  !
Ces aides sont accordées sur facture, vous ne les toucherez donc qu’après travaux !

Notre conseil : Prévoyez un petit capital de départ. Le reste peut toujours faire l’objet d’un prêt bancaire.

4-  Je me fais connaître !

Nos conseils :
– Affiliez-vous à un label, à une fédération pour bénéficier de sa notoriété et de ses services. Ils constituent une aide inestimable du point de vue communication et informations juridiques. Et c’est souvent un gage de qualité apprécié des clients. Mieux connaitre les marques et labels ?

Les contraintes ?
– Respecter le cahier des charges (règles d’accueil, de services, de normes et accepter d’être contrôlé). 
– L’un des conjoints doit conserver une activité professionnelle.

5-  Je maîtrise les contraintes

Notre conseil : 
-Remplir une déclaration préalable d’activité à adresser au maire de la commune du lieu d’habitation. Elle doit préciser l’identité du déclarant, l’adresse du domicile, le nombre de chambres, le nombre maximal de personnes pouvant être accueillies et les périodes prévisionnelles de location. Toute modification doit faire l’objet d’une nouvelle déclaration. Des contrôles seront effectués par des agents de la direction de la concurrence et/ou des services municipaux. 

5.1 Je suis au clair sur la fiscalité. 
Si vous mettez un logement meublé en location, vous serez considéré, au regard de l’administration, comme loueur en meublé. 

Quant aux impôts, vous en serez exonéré si les revenus tirés de la location de votre chambre d’hôte sont inférieurs à 760 euros par an (petit déjeuner inclus). 
Sinon, vous devez ajouter l’intégralité des sommes reçues à vos autres revenus dans votre déclaration d’impôt sur le revenu. 

Et vous devrez aussi réfléchir pour choisir un statut spécifique (micro-entreprise, auto-entrepreneur…) qui sera le plus avantageux fiscalement. Si vous percevez des loyers d’un montant de moins de 70 000 euros, ces revenus sont automatiquement soumis au régime micro-BIC (bénéfices industriels et commerciaux). Celui-ci permet un abattement forfaitaire de 50%. 
Si vous êtes un loueur en meublé occasionnel, notamment par le biais de plates-formes telles que Airbnb ou Abritel, le régime micro-BIC s’impose car les formalités sont moins importantes, mais si vous louez un logement meublé à l’année. il faut vraimenfaire ses calculs. 

Notre conseil :
– Consultez un notaire pour vous conseiller. C’est un expert !
 
Informations intéressantes sur la réglementation en vigueur pour les chambres d’hôtes.
Informations intéressantes sur la réglementation en vigueur pour les meublés de tourisme.
 
5.2 Taxes :
Vous devrez vous acquitter de la taxe professionnelle (sauf cas d’exonération), de la taxe foncière et de la taxe d’habitation (sauf si vous êtes situé en Zone de Revitalisation Rurale (ZRR) : possibilité d’exonération). Une immatriculation auprès du registre du commerce est obligatoire si l’activité est exercée à titre de profession habituelle. Pour une activité occasionnelle ou ponctuelle, ce n’est pas nécessaire. 

5.3 Prenez une assurance.

Et contactez la DASS du département pour connaître la réglementation en vigueur (hygiène, sécurité…). 
 
 
L’Office de tourisme Bourg Cubzaguais reste à votre écoute !
www.bourg-cubzaguais-tourisme.fr
 
Pour toute question, Cécile se tient à votre disposition au 05 57 68 31 76 ou tourismebourg@grand-cubzaguais.fr.